Depuis au moins 18 mois, l’équipe chirurgicale de la Polyclinique du Parc pratique la chirurgie de la prothèse totale de hanche par voie antérieure et sans table de traction, le patient étant en simple décubitus dorsal sur la table opératoire.
Cette intervention est réalisée sous rachianesthésie ou anesthésie générale avec injection de curare pour le relâchement musculaire. Il s’agit d’une approche chirurgicale anatomique et non traumatique, puisqu’elle protège les muscles et les tendons.
Cette stratégie s’intègre parfaitement dans la philosophie actuelle de récupération rapide après chirurgie prothétique.
Les avantages de cette technique sontréels et nombreux:

  • Tout d’abord le contrôle de la stabilité et donc la réduction significative du risque de luxation, le contrôle de la longueur des membres, puis une prévention de la boiterie.
  • Par ailleurs, cette technique permet une diminution de la douleur post-opératoire.
  • Enfin, elle offre une récupération rapide avec le démarrage d’une rééducation le jour même ou le lendemain et permet donc un retour précoce à une vie normale. Une technique bien rôdée à la Polyclinique du Parc.

L’abord chirurgical suit un espace inter-musculaire et inter-nerveux, réduisant les risques de lésion des muscles, des tendons, des vaisseaux et des nerfs. Cette voie d’abord nécessite quelques écarteurs et des
porte-râpes spécifiques. La coupe du col fémoral est réalisée sans luxation de la hanche, après ouverture de la capsule (capsulotomie ou capsulectomie antérieure).
La préparation du cotyle est plutôt aisée, mais il faut bien protéger le muscle droit antérieur et éviter le débord antérieur de l’implantation de ne pas entraîner de
conflit avec le tendon du psoas.
La préparation du fémur est plus exigeante. Elle demande une certaine expérience de la part du chirurgien. Il s’agit de s’assurer d’une bonne libération capsulaire
à la face interne du grand trochanter et surtout à la partie supérieure et inférieure du col fémoral ; de ne pas forcer sur l’élévateur fémoral car si le fémur ne s’expose pas, c’est que la libération capsulaire est
insuffisante ; de se méfier des fausses routes fémorales et vérifier régulièrementle fût fémoral. S’il existe un doute sur la direction de la râpe, un contrôle radiologique per opératoire (amplificateur de brillance)
est conseillé. Cette voie d’abord peut être déconseillée dans les cas suivants : coxarthrose ankylosante et ou engainante, coxa vara, col fémoral court, patients fortement musclés et/ou en surcharge pondérale.